J’ai pu lire sur le blog de Monsieur Gerard Larrat et certainement en réponse à mon interview d’engagement sur la liste de Jean Claude Perez que le Chapeau Rouge était un lieu de culture par excellence.

Le Chapeau Rouge accueille des artistes en résidence en chanson française et musiques actuelles tous styles confondus . Depuis 2006, la salle du Chapeau Rouge n’a pas obtenu le label d’excellence des salles des type: le label Salle de Musiques ACtuelles. Peut être ne l’a-t-on pas demandé?Pourtant le chapeau rouge dispose d’une équipe de professionnels et d’un directeur artistique du moins cette direction est déléguée au conseiller culturel Monsieur Pascal Dupond.

Cependant pour l’obtenir il aurait fallu organiser au Chapeau Rouge au moins 30 à 40 concerts par an comme une vrai salle de musiques actuelles . Il est certain qu’avec ses 50 concerts depuis 2006 l’excellente salle du Chapeau Rouge est bien loin du compte et aussi loin de celui de la salle de concert carcassonnaise le Rockadelik. La salle du Rockadelik a effectué en 2008 plus d’une centaine de concerts promotionnant les scènes locales à des prix excédants rarement 5 euros (tarif raisonnablement accessible à toutes les bourses).

Le label SMAC préconise aussi de proposer des espaces de répétitions ainsi que des espaces de créations .L’aide à la formation des amateurs est également souhaitée. Rien de tout cela au Chapeau Rouge bien sur!

En fait je pense qu’une réflexion sur le développement culturel local est essentiel car si elle avait déja  été convenablement réalisé, elle aurait permis la production des 40 concerts avec des associations et des artistes locaux  sans pour autant atteindre des budgets de fonctionnement faramineux.

Cette programmation locale n’excluait donc pas d’être complétée par une programmation d’artistes reconnus au niveau national ou international comme toute salle de musiques actuelles . La programmation annuelle aurait ainsi été plus étoffée. La salle du Chapeau Rouge aurait pu atteindre le niveau d’une salle SMAC ou obtenir la labellisation d’excellence des salles de musiques actuelles alors que le système actuel de résidence/concerts du Chapeau Rouge est finalement très léger.

De fait cette salle qui avait pour vocation de s’ouvrir aux associations en remplacement de l’Astronaute n’accueille en fait que la programmation des résidences à quelques exceptions prés. En ce qui concerne le studio d’enregistrement initialement prévu au Chapeau Rouge, je suppose que Monsieur Larrat répondra qu’il est depuis 2006 soumis au budget 2010.

Malheureusement le problème majeur dans la labellisation du Chapeau Rouge réside dans sa faible capacité d’accueil incompatible en fait avec le projet de labellisation SMAC. Pourtant lorsque le Chapeau Rouge a été construit le label SMAC existait déjà. Pourquoi ne pas alors avoir réfléchi à sa capacité d’accueil insuffisante pour l'obtention de ce type de label reconnu sur le plan national et une fois de plus engager de l’argent public dans un équipement qui allait forcement s’avérer obsolète?Comment ne pas y penser lorsque on veut atteindre un niveau de reconnaissance national voir mondial ?



En ce qui concerne les quelques formations dispensés au Chapeau Rouge, il est important de préciser qu’elles sont proposées par L’addmd11 qui dépend du Conseil General de L’Aude.En conclusion je pense que beaucoup de travail reste à faire en matière de développement des scènes culturelles locales et le Chapeau Rouge est plutôt une salle dont l’excellence reste à démontrer.

En réponse à ma proposition de programmation de scénes Jazz au mois de septembre à la Cité et pourquoi pas également en partie à l’auditorium ou en centre ville sur les places et dans les rues. Je ne vois pas pourquoi cette proposition n’est pas envisageable en dehors de la programmation d’hiver d’autant plus qu’elle répond à une demande d’animations au delà des deux mois d’été et qu’elle vise une fois de plus le développement de la scène locale.

Je constate à la lecture de cette remarque qu’il semblerait que seules les propositions de Monsieur Larrat sont valables et qu’il détientrait donc de fait l’exclusivité des propositions culturelles de la ville et leurs calendriers.

Au regard des subventions accordées au Graph par l’ancienne Mairie pour la gestion de l’école municipale de photographie, il est évident que le développement de la photographie n’était pas non plus une priorité de Monsieur Gerard Larrat. En vivant à Carcassonne j’ai pu aussi constater qu‘une grande photo de l’exposition réalisée par la Graph sous les halles est tombée. et est restée au sol plusieurs semaines avant que quelqu’un n’intervienne… Belle image pour ce lieu d'exposition municipal et pour le respect de l'oeuvre.

En terme de dévoppellement culturel carcassonnais et départemental, je n’aurais que ces mots pour conclure : Soyons un peu sérieux Monsieur Gerard Larrat.